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Dans un monde en mouvement, un monde en noir et blanc, c\u2019est un instant pris au temps, une dixi\u00e8me de seconde qui dans le reflet d\u2019une vitre refl\u00e8te des vies. Un morceau de papier pass\u00e9 au r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019une photographe qui nous apprend \u00e0 voir le monde et montre le pass\u00e9 d\u2019un instantan\u00e9 vol\u00e9 \u00e0 des inconnus qui se sont envol\u00e9s. Le jeu de miroirs d\u2019un appareil qui r\u00e9unit le trafic d\u2019un boulevard et l\u2019attente immobile de deux femmes en r\u00e9flexion derri\u00e8re une vitrine. Ce pourrait \u00eatre Paris, Chicago ou Madrid, ce sont de noires voitures dans la circulation d\u2019une ville moderne \u00e0 la chauss\u00e9e lisse, l\u2019autoportrait d\u2019une femme qui se fait transparente et se sert du noir de sa jupe pour, \u00e0 travers un carreau, exposer la belle robe \u00e0 carreaux d\u2019une dame qui r\u00e9fl\u00e9chit. Vivian Maier montre, dans une magistrale mise en abyme, le gouffre insondable qui s\u00e9pare deux mondes aux pr\u00e9occupations invers\u00e9es\u00a0: le monde des voitures, du travail et des hommes qui s\u2019affairent et celui des femmes qui s\u2019assoient, pensent et d\u00e9penses en affaires. La photographe, entre eux deux, ins\u00e8re son portrait et nous ne savons plus si nous l\u2019observons les observer ou si nous observons les observ\u00e9s.<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Exercice de L2 &#8211; Lettres modernes.<br \/>\nHypotypose de la photo ci-jointe : Vivian Maier, Autoportrait (1954).<br \/>\nC\u2019est une photo, c\u2019est un autoportrait, c\u2019est l\u2019autoportrait d\u2019une photographe qui se prend en photo prenant une photo. Dans un monde en mouvement, un monde en noir et blanc, c\u2019est un instant pris au temps, une dixi\u00e8me de seconde qui dans le reflet d\u2019une vitre refl\u00e8te des vies. 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